Qui suis-je ?

La question n’est pas simple. Je suis né en 1994, année de la mort de Bukowski, mon auteur préféré. En suis-je sa réincarnation ? Je n’en aurais pas la prétention.

Mon pseudonyme est la contraction d’un marlou, à savoir un alcoolique, et d’un loser. J’ai longtemps été accro à ce poison qu’est l’alcool, qui a occupé une place centrale dans ma vie. Il m’a permis de faire des rencontres mémorables, de vivre des moments inoubliables, et a été le déclencheur de mes plus grandes aventures : mes premiers voyages, ma première relation sexuelle, la rencontre de ma première petite amie ou la réussite de mon première entretien d’embauche. Mais il m’a aussi entraîné vers les plus grands bas-fonds de mon existence, que je ne citerai pas ici tant la liste est longue.

Quant à la défaite, je pense qu’elle fait partie de mon ADN. Supporter du Stade Rennais, introverti, timide, atteint de tremblements essentiels, binoclard amoureux de jeux vidéo, j’ai longtemps mené une vie ponctuée d’échecs.

Aujourd’hui, je tente de m’en défaire. Avant cet arc de rédemption, ce pseudonyme me semblait parfaitement adapté à la personne que j’étais, et je ne souhaite pas m’en séparer : l’alcoolisme, comme les défaites sportives, sentimentales, amicales ou professionnelles, sont une part de mon histoire. Elles ont façonné celui que je suis, et l’homme que je tente de devenir.

Ce pseudonyme est donc à la fois un desiderata et une némésis : ce que je ne veux plus être, mais ce que j’ai été, et qui demeure inscrit dans mon ADN.

Amoureux de l’écrit sec, incisif, qui va droit au but, j’ai mené une vie faite de pléthore d’emplois de prolétaire, de voyages et d’aventures merveilleuses, pathétiques ou scabreuses, dont je m’inspire aujourd’hui pour écrire.

Je suis tombé amoureux de la lecture, puis de l’écriture, grâce à un livre que m’a offert mon frère lorsque j’avais une quinzaine d’années : Oro, de Cizia Zykë. Ce roman a été pour moi une inspiration, que dis-je, une révélation. La littérature, ce n’est pas simplement chiant ? A-t-on vraiment besoin de grandes palabres, de mots compliqués et de formules alambiquées pour manier la plume et la partager ?

J’ai alors lu toute sa bibliographie, puis je me suis plongé dans celle de Charles Bukowski, Fante ou encore Houellebecq. Leurs œuvres m’ont offert un chemin vers l’écriture et ont forgé ma plume.

Sur ce site, je partage mes aventures, mes écrits, mes histoires et mes romans. Je n’écris ni pour le profit ni pour la reconnaissance, mais pour le plaisir du partage et pour tenter de provoquer des émotions, qu’égoïstement je m’offre d’abord à moi même.

Le Marloser